Accéder au contenu principal

Ce que j'ai lu sur la Seconde Guerre Mondiale.

Je repousse l'écriture de cet article depuis toujours, je crois.
Pour une simple raison, je ne sais pas de quelle manière le rédiger. Il va faire l'épaisseur d'un bottin (mondain?) et je le redoute, un peu soporifique et très indigeste.
Alors si le sujet ne te passionne pas de base, inutile d'aller plus loin et pense à revenir d'ici quelques jours (bisous).

Je ne me souviens plus comment j'ai commencé à lire des ouvrages sur le sujet. Sûre que c'est un de mes professeurs de Français au collège qui a du m'en recommander un, en particulier. Bref, on s'en fiche un peu même si on sous estime le pouvoir des professeurs sur le goût pour la lecture mais ce n'est pas le sujet ici.
J'ai décidé de les classer par date de lecture de la plus ancienne à la plus récente, ne me demande pas pourquoi, il fallait bien faire un choix.


Un sac de billes de Joseph Joffo
Joseph Joffo et son frère Maurice, deux enfants parisiens juifs, ont respectivement 10 et 12 ans lorsque leurs parents les incitent à quitter le domicile familial pour aller se réfugier dans le Sud de la France.
Il s’agit de fuir l’occupation allemande et les politiques qui privent de plus en plus les Juifs de liberté, en descendant en zone libre. Les deux petits se retrouvent sur les routes, livrés à eux-mêmes dans un monde où l’on ne peut faire confiance à personne.
Une aventure où les bonnes rencontres succèdent aux mauvaises, où l’ingéniosité et la débrouillardise deviennent une question de vie ou de mort.


Le journal d'Anne Franck
Anne Frank est née le 12 juin 1929 à Francfort. Sa famille a émigré aux Pays-Bas en 1933. À Amsterdam, elle connaît une enfance heureuse jusqu’en 1942, malgré la guerre. Le 6 juillet 1942, les Frank s’installent clandestinement dans «l’Annexe» de l’immeuble du 263, Prinsengracht. Le 4 août 1944, ils sont arrêtés sur dénonciation. Déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, Anne meurt du typhus en février ou mars 1945, peu après sa sœur Margot. La jeune fille a tenu son journal du 12 juin 1942 au 1er août 1944, et son témoignage, connu dans le monde entier, reste l’un des plus émouvants sur la vie quotidienne d’une famille juive sous le joug nazi.


Le garçon en pyjama rayé de John Boyne
Bruno n'a que 9 ans lorsque son père, un officier nazi remarqué par Hitler, se voit confier le commandement du camp de concentration d'Auschwitz. Le petit garçon n'apprécie guère de devoir quitter la belle et grande maison de Berlin pour se retrouver dans une demeure isolée et triste. De sa chambre, il aperçoit des hommes, des femmes et des enfants tous vêtus de pyjamas rayés. Personne ne lui explique qui ils sont, mais l'innocence aidant, il va se lier d'amitié avec un enfant juif…
Un roman jeunesse devenu un best seller et adapté au cinéma, un chef d'œuvre à lire absolument.


L'ami retrouvé de Fred Uhlman
Allemagne, années 1930. Hans et Conrad sont amis : ils partagent passions, réflexions, espoirs. Le premier est le fils d'un médecin juif, le second est le membre d'une illustre famille allemande. La montée du nazisme va bouleverser le destin des deux adolescents.


La bicyclette bleue de Régine Desforges
1939, Léa Delmas a dix-sept ans. Sa vie se résume aux senteurs de la terre bordelaise, à la lumière des vignobles, à la tendresse des siens. La déclaration de guerre va anéantir l'harmonie de cette fin d'été et jeter Léa dans le chaos de la débâcle, de l'exode, de la mort et de l'occupation nazie. Léa va être contrainte à des choix impossibles.
Le premier volume d'une saga qui ira bien après la guerre pour suivre les amours de Léa et François.


Le silence de la mer de Vercors
Sous l'Occupation, une famille française est contrainte de loger un officier allemand : c'est un homme de grande culture, souriant, sensible et droit. Pourtant, soir après soir, le nouveau maître du pays ne trouvera que le silence obstiné de ses hôtes, un silence au creux duquel apparaît toute "la vie sous-marine des sentiments cachés, des désirs et des pensées qui luttent". Le Silence de la mer est un réquisitoire implacable contre la barbarie hitlérienne. Les récits qui l'accompagnent ont une portée tout aussi forte. Ils lancent un vibrant appel aux vertus d'un humanisme conscient de ses devoirs.


La mort est mon métier de Robert Merle
Il s’agit de l’autobiographie romancée de Rudolph Höss (renommé Rudolph Lang dans le récit) qui fut, entre autres, le premier commandant du camp d’extermination d’Auschwitz et qui, à ce titre, prit une part prépondérante à la mise en œuvre de l’Holocauste.


Le joueur d'échec de Stefan Zweig
Qui est cet inconnu capable d'en remontrer au grand Czentovic, le champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu'antipathique ? Peut-on croire, comme il l'affirme, qu'il n'a pas joué depuis plus de vingt ans ? Voilà un mystère que les passagers oisifs de ce paquebot de luxe aimeraient bien percer.
Le narrateur y parviendra. Les circonstances dans lesquelles l'inconnu a acquis cette science sont terribles. Elles nous reportent aux expérimentations nazies sur les effets de l'isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges.
Une fable inquiétante, fantastique, qui, comme le dit le personnage avec une ironie douloureuse, « pourrait servir d'illustration à la charmante époque où nous vivons ».


Elle s'appelait Sarah de Tatiana de Rosnay
Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l'étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit.
Paniquée, elle met son petit frère à l'abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible.
Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél d'Hiv.
Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie va changer à jamais. 


Si c'était un homme de Primo Lévi
On est volontiers persuadé d'avoir lu beaucoup de choses à propos de l'holocauste, on est convaincu d'en savoir au moins autant. Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l'accumulation, on a envie de crier grâce. C'est que l'on n'a pas encore entendu Levi analyser la nature complexe de l'état du malheur. Peu l'ont prouvé aussi bien que Levi, qui a l'air de nous retenir par les basques au bord du menaçant oubli : si la littérature n'est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n'est que futilité.


La nuit de Elie Wiesel
Né en 1928 à Sighet en Transylvanie, Elie Wiesel était adolescent lorsqu'en 1944 il fut déporté avec sa famille à Auschwitz puis à Birkenau. La Nuit est le récit de ses souvenirs : la séparation d'avec sa mère et sa petite sœur qu'il ne reverra plus jamais, le camp où avec son père il partage la faim, le froid, les coups, les tortures... et la honte de perdre sa dignité d'homme quand il ne répondra pas à son père mourant.


Après la rafle de Joseph Weisman
Juillet 1942. Joseph Weismann a 11 ans lorsqu'il débarque au camp de transit de Beaune-la-Rolande après une sinistre étape au Vél' d'Hiv. Très vite séparé de sa famille, le garçon décide de s'évader avec un copain, quand arrive le jour de la déportation. Il leur faudra cinq heures pour franchir les barbelés qui cernent le camp. Jusqu'à la Libération, Joseph va se cacher. Dénonciation ignoble, protection inattendue, maltraitance de familles d'"accueil", sévices : le chemin sera long avant de trouver le bonheur.


Je me souviens Rebecca de Nathalie Sommers
André vit au Chambon-sur-Lignon, village du Massif central où, en pleine Seconde Guerre mondiale, la population cache des réfugiés juifs. Un jour, une jeune fille à l'étincelante chevelure rousse arrive dans sa classe. Elle dit s'appeler Simone, mais André devine vite que c'est un faux prénom, qui dissimule son origine juive. Dans l'espoir de la voir plus souvent, il décide alors de devenir messager pour un chef local de la résistance, chez qui la jolie nouvelle est logée...


J'ai 15 ans et je ne veux pas mourir de Christine Arnothy
La Seconde Guerre Mondiale ravage le continent européen. En 1944-1945, les Allemands occupent Budapest et veulent gagner leur ultime bataille contre les Russes dans la ville martyre bombardée jour et nuit. Il faut survivre sous les décombres. Christine Arnothy se réfugie avec ses parents dans la cave d'un immeuble au bord du Danube. Écrivant à la lumière d'une bougie, elle raconte les événements quotidiens, évoque la faim et la soif. Pour aller chercher de l'eau avec son père, elle doit enjamber les cadavres dans les rues.
Après deux mois de siège, la ville, comme toute la Hongrie, est occupée par les Soviétiques. Choisissant la liberté, Christine et ses parents franchissent à pied la frontière austro-hongroise et aboutissent dans un camp de réfugiés en Autriche.


Je me suis évadé d'Auschwitz de Rudoph Vrba
"Un million de Hongrois vont mourir, Auschwitz est prêt à les recevoir. Mais si vous les prévenez maintenant ils se révolteront. Ils n'iront pas dans les fours. Votre tour viendra aussi. Aujourd'hui c'est celui des Hongrois. Il faut les avertir le plus vite possible."
Voici le récit effrayant d'un homme qui a passé près de deux ans dans le camp d'extermination d'Auschwitz. Le 14 avril 1944, Rudolf Vrba et son ami Fred Wetzler parviennent à s'enfuir, et le 25 avril ils remettent leur "Rapport sur les camps de concentration d'Auschwitz, Birkenau et Maïdanek". Celui-ci est immédiatement transmis au chef de la communauté juive de Hongrie. En vain : quatre cent mille juifs hongrois seront assassinés. Une chronique méticuleuse de la vie quotidienne au coeur de cet enfer, avec l'espoir insensé de s'échapper pour pouvoir témoigner, et faire cesser le massacre.


Hitler, mon voisin d'Edgar Feuchtwanger
Âgé de 5 ans, Edgar Feuchtwanger, fils unique d’un éditeur juif, a une enfance heureuse dans la ville de Munich. C’est un petit Allemand insouciant, choyé par ses parents et sa nounou, lorsque Adolf Hitler, chef du Parti national socialiste, s’installe dans l’immeuble d’en face. En 1933 se brise le bonheur de cette vie sans nuage. Hitler est nommé chancelier. Les parents d’Edgar, déchus de leurs droits de citoyens ordinaires, tentent de le protéger des humiliations. À l’école, sa maîtresse lui fait dessiner des croix gammées, ses camarades rejoignent les jeunesses hitlériennes. Depuis sa fenêtre, en regardant de l’autre côté de la rue, Edgar va assister à la préparation de la Nuit des longs couteaux, de l’Anschluss et de la Nuit de Cristal. Les Juifs sont arrêtés, son père est enfermé à Dachau où il connaîtra la peur, le froid et la faim. En 1939, Edgar est envoyé seul en Grande-Bretagne. Il y fera sa vie, sa carrière, fondera une famille et s’efforcera d’oublier le cauchemar de son passé. Un passé qui a soudain rejailli lorsqu’il a voulu, à 88 ans, raconter cette enfance enfouie.

Il aura fallu presque 20 ans pour convaincre Edgar Feuchtwanger de nous confier ses souvenirs et peut-être pour que ces hommes là ne se soient pas replongé pour rien dans un passé douloureux, il est presque indispensable de lire leurs écrits. Edgar a 5 ans quand un "petit homme" vient vivre dans l'immeuble face au sien, il en aura 15 quand nous le quitterons face à un monstre.
Ce livre ne nous apprend rien au niveau historique que l'on ne sait déjà mais lire les mots de ce bout de chou de 5 ans, de comprendre la montée de ce fou par la pensée d'un enfant est encore une fois un angle de l'histoire différent. On a envie de protéger, de consoler ce petit garçon durant la lecture du livre et une fois terminé, on aimerait rencontrer cet homme pour le remercier de nous avoir livré sa vérité.
A lire, forcément.


Petites recette de bonheur pour temps difficile de Suzanne Hayes et Loretta Nyhan
Glory s'ennuie depuis que son mari est parti à la guerre en Europe, elle décide donc par le biais d'une association de femmes de soldats, d'envoyer une lettre à Rita qui vit à l'autre bout du pays et dont le mari a également été mobilisé.
Commence alors une correspondance qui durera trois ans entre l'Iowa et le Massachussets au début des années 40.
Une belle histoire écrite à deux, qui nous plonge dans l'atmosphère de l'Amérique des années de guerre tout en observant la naissance d'une amitié particulière entre deux femmes qui n'ont en commun que leur solitude.
J'aime beaucoup les romans qui abordent le quotidien de l'Amérique au début du siècle dernier, je suis toujours intriguée par le mode de vie de ces américains.


La rose blanche de Inge Scholl
Le printemps 1943, la bataille de Stalingrad venait de se terminer par la défaite des forces allemandes. Apparurent alors à Munich des affiches où on lisait :

« Ont été condamnés à mort pour haute trahison :

Christoph Probst, 24 ans,
Hans Scholl, 25 ans,
Sophie Scholl, 22 ans.

La sentence a été exécutée. » 

Les trois étudiants décapités à la hache étaient, avec trois de leurs compagnons qui seront exécutés plus tard, les animateurs d’un mouvement de résistance, « La Rose Blanche », dont les Munichois avaient pu lire les tracts depuis quelques mois.
Inge Scholl, sœur des deux premiers, raconte ici leur histoire : l’enfance en Bavière dans une famille protestante, l’entrée dans la Jeunesse hitlérienne, puis, peu à peu, la découverte de la réalité nazie et, enfin, cette décision déchirante : la résistance contre leur propre pays en guerre.
« La vraie grandeur, écrit Inge Scholl, est sans doute dans cet obscur combat où, privés de l’enthousiasme des foules, quelques individus, mettant leur vie en jeu, défendent, absolument seuls, une cause autour d’eux méprisée. »
Ces six universitaires ont plus que personne contribué à sauver l’honneur de l’Allemagne. Pascal disait : « Je ne crois que les histoires dont les témoins se feraient égorger. » Nous devons croire celle-ci, entre toutes, aujourd’hui...
Ce n'est plus un secret, j'aime les témoignages sur l'Histoire et plus particulièrement sur la seconde Guerre Mondiale. Et quand Melle Gima m'a parlé de ce livre, je n'ai pas réfléchi plus longtemps et l'ai de suite téléchargé.
Evidement, c'est à lire. D'abord parce que les témoignages d'Allemands entrés en résistance contre la folie Hitlérienne sont plutôt rares et parce que les mots choisis par Inge sont justes. Forts et justes.
On est avec eux tout au long de leur aventure, et on aurait eu envie que leur courage soit plus communicatif à l'époque.


Ceux qui nous sauvent de Jenna Blum.
Anna Schlemmer a toujours refusé d'évoquer sa vie en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale. Trudy, sa fille, n’avait que trois ans lorsqu'un soldat américain les emmena avec lui dans le Minnesota, et n’a donc que peu de souvenirs de cette époque. Mais elle trouve, parmi les photos de famille, un cliché la montrant avec sa mère aux côtés d'un officier nazi. Cet homme était-il l'amant d’Anna? Est-il son père biologique ? Devenue professeur d'histoire allemande, Trudy veut connaître la vérité et, dans le cadre de ses travaux universitaires, elle recueille les témoignages d'Allemands de Minneapolis qui ont vécu la guerre, tentant ainsi désespérément de faire la lumière sur le passé de sa mère... Entre l'Amérique d'aujourd'hui et l'Allemagne nazie, un bouleversant premier roman sur la culpabilité et la responsabilité individuelle face à l'histoire.
Une très belle lecture et une fois n'est pas coutume, j'ai lu un roman sur la seconde guerre mondiale vécut par une femme allemande et sa fille, Trudy. C'est un roman, absolument pas une biographie mais les faits historiques sont eux bien réels.
J'ai lu bien des livres sur cette période et celui-ci m'a apporté un regard différent "appréciable", on ne remettra jamais en question la souffrance infligée au peuple juif, aux gens du voyage ou encore aux communistes mais une partie du peuple allemand à lui aussi souffert des délires d'un fou. A lire.


Les oubliées de Lilo Petersen
Lilo Petersen et sa mère ont fuit Berlin pour Paris mais elles sont convoquées au Vel' d'Hiv' en mai 1940. Bien avant la tristement célèbre rafle de 1942, elles sont victimes d'une première arrestation qui emporta 5000 femmes allemandes au camps de Gurs, dans les Pyrénées.
Lilo écrit : "Les Allemands faisaient crever, les Français laissent crever. Toute la nuance est là.".
Un document historique exceptionnel.
Mais où j'étais pendant mes cours d'histoire au collège et au lycée? Nulle part, il n'est fait mention de tels camps dans cette zone de notre pays. Aucun de mes profs n'en a jamais fait référence et c'est un peu abasourdie que j'ai lu ce témoignage d'une traite. 
Cette période de l'histoire très sombre est une de celle sur laquelle j'ai le plus lu, sûrement parce qu'elle reste la plus proche de nous et pour 3€, ça devrait même être distribué dans les salles de classe!


Jamais nous ne retournerons dans ce pays de Uta Gerhardt
En aout 1939, des sociologues de l'université de Harvard lançaient par le biais du NY Times, un concours visant à réunir des témoignages sur la vie en Allemagne depuis 1933. Les réponses vinrent des Etats-Unis, d'Angleterre, de Palestine ou d'Australie, provenant pour l'essentiel de juifs allemands ayant réussi à fuir le Reich après les pogroms de 1938. On peut y lire les récits des premières victimes des exactions nazies, d'autant plus bouleversants pour nous qui connaissons la suite l'histoire...

Il est indispensable de garder à l'esprit durant la lecture que les récits ont été écrit en 1939, et pour la plupart des témoignages, ces juifs avaient quitté l'Allemagne et si on sent dans leur témoignage toute la noirceur des actes allemands, il n'y a pas de jugement dans les mots des victimes, juste des faits.
Ont-ils dû être horrifiés de la suite que l'Allemagne allait donner à cette fameuse nuit de Cristal.
A lire, bien évidement.


La jeunesse mélancolique et désabusée d'Adolf Hitler de Michel Folco
Mais Michel Folco n'est pas un biographe, même si ses ouvrages sont minutieusement documentés. Avec toute sa fantaisie, son humour décapant, il s'applique à nous conter comment le plus banal des enfants peut receler le plus effrayant des monstres. Le roman, ici, dépasse tous les livres d'histoire.
C'est la face mystérieuse et partiellement inconnue d'Hitler qu'il aborde : son enfance et sa jeunesse, dont nous savons peu de choses. La force de l'ouvrage tient à la banalité du personnage. Bien sûr, ses origines furent incertaines. Bien sûr, son talent était médiocre. Bien sûr, sa mère mourut trop jeune. Bien sûr, ses passions n avaient rien de flamboyant ni d'exceptionnel. Mais, au fur et à mesure qu'on avance dans ce livre étrange grandit un personnage dont la détermination, peu à peu, nous perturbe. Car on ne peut décrypter l'enfance d'Hitler sans imaginer son avenir, sa puissance destructrice, la fascination qu'il exercera sur une grande partie de son peuple, lui qui est si peu fascinant. Et c est tout le talent de Michel Folco que de se glisser dans cet interstice : pourquoi le plus ordinaire des hommes en lui recèle-t-il Hitler?

A l'époque, j'avais fait sourire mon père toute une semaine avec ce bouquin. Sourire parce que je le trainais partout sans arriver à lire plus de 5 pages sans m'endormir. Certes, j'étais en fin de vacances, le transat, le jardin et le soleil sont une équation meurtrière pour la concentration mais il m'a fallut une patience de tous les instants pour ne pas reposer définitivement ce bouquin, c'est simple je n'ai commencé à "rentrer dedans" qu'à la moitié du roman.
Une fois, happée dans l'histoire c'est la fin qui arrive trop vite, bien avant ses débuts en politique ou quoi que ce soit, ce livre n'est en aucune manière une façon d'expliquer la folie de cet homme puisqu'elle restera inexplicable quoi qu'il ai pu lui arriver durant son enfance.
En refermant ce bouquin, la seule question que je me suis posée c'est "et si, il avait réussit son concours d'entrée à l'Ecole des Beaux Arts?" Hélas, on ne refait pas l'histoire.
Lecture pas déplaisante quand tu as franchi les 200ères pages, mais je déconseille de le sortir dans les lieux publics, l'intolérance est, elle toujours d'actualité...


Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows
Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman.
Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, un natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis - un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d'un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d'une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates...), délice bien évidemment strictement prohibé par l'occupant.
J'avais adoré la couverture et le titre, je crois même que ce sont les 2 raisons principales de cet achat, on ne va pas se refaire hein !
J’ai aimé tous les personnages de ce roman ce qui est assez rare pour être précisé.
Quand Juliet se rend à Guernesey, et découvre en vrai ses correspondants, les retrouvailles m’ont beaucoup ému! Juliet est une femme très attachante et libre pour l’époque, drôle et terriblement « humaine ». 
C’est un roman épistolaire où l’on évoque l’amour, la lecture, les souvenirs de la guerre, de l’amitié et l’on rêve à de superbes paysages si comme moi, tu n’as jamais foutu les pieds sur Guernesey !
Une perle, une vraie… A LIRE !

La grande rafle du Vel d'Hiv de Claude Lévy
Le 16 juillet 1942, à l'aube, débute à Paris une vaste opération policière, baptisée " Vent printanier ". Voulue par les autorités allemandes, elle mobilise près de 9 000 hommes des forces du gouvernement de Vichy. Ce jour-là et le lendemain, 12 884 juifs sont arrêtés, dont 4 051 enfants. 
Tandis que les célibataires et les couples sans enfants sont directement conduits au camp d'internement de Drancy, les familles, soit plus de 7 000 personnes, sont détenues au Vélo-drome d'Hiver. Elles y demeurent plusieurs jours, jusqu'à leur internement à Pithiviers et à Beaune la Rolande (avant d'être déportées vers les camps de concentration d'Allemagne et de Pologne), dans des conditions épouvantables : entassées dans les gradins, dans une chaleur épouvantable, presque sans eau, ni vivres. Fruit d'une longue enquête, La Grande Rafle du Vel d'Hiv met en évidence de façon saisissante la responsabilité du gouvernement de Vichy dans la déportation des Juifs de France. 
Il demeure encore aujourd'hui le document de référence sur le crime du " Jeudi noir " de juillet 1942.

Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux de Martha Hall Kelly 
Septembre 1939 : les hordes nazies déferlent sur la Pologne. Commence alors, pour trois femmes que tout oppose, un terrible et rigoureux hiver.
Il y a Caroline, d'abord. L'ancienne actrice américaine vit dans l'opulence, mais la guerre en Europe va bouleverser tout son quotidien... 
Kasia ensuite, cette jeune Polonaise qui rentre en Résistance, au péril de sa vie et de celles des siens. Herta, enfin, que son ambition dévorante jettera parmi les monstres, au point de s'y conformer.
Toutes trois l'ignorent encore mais elles ont rendez-vous, au plus noir de l'hiver : au camp de Ravensbrück.
Un premier roman remarquable sur le pouvoir méconnu des femmes à changer l'Histoire à travers la quête de l'amour, de la liberté et des deuxièmes chances. 

La liste de Schindler de Thomas Kenneally
Comme l'a écrit le Guardian, " c'est une chose de rassembler des documents historiques et des témoignages. C'en est une autre de les ramener à la vie comme l'a fait Thomas Keneally ". 
L'auteur reconstitue l'histoire d'Oskar Schindler (industriel allemand qui dirigeait une usine rattachée à un camp de concentration durant la Seconde Guerre mondiale) dans des termes si précis que l'on devient le témoin de l'extraordinaire acte de bravoure que ce dernier a accompli en sauvant des centaines d'ouvriers juifs. 

L'enfant de Schindler de Leon Leyson
Le témoignage du plus jeune des enfants de la célèbre liste de Schindler, dernier survivant, enfin disponible en poche.
Alors que tout semble perdu pour Leon Leyson, déporté à l'âge de douze ans dans un camp de concentration, un homme (un nazi) lui redonne espoir. 
En l'employant comme ouvrier dans son usine, Oskar Schindler fait du petit Léon le plus jeune inscrit sur sa liste. Une liste qui sera synonyme de vie pour lui mais aussi pour des centaines d'autres juifs pris dans les filets nazis.

Marlène de Hanni Munzer
Allemagne, juillet 1944. Marlene se souvient de son passé, celui qui a fait d'elle l'une des femmes les plus recherchées du Reich. Après Au nom de ma mère, Hanni Münzer nous dessine le portrait d'une femme courageuse, prête à tout abandonner pour changer le cours de l'Histoire. 
Qui est la véritable Marlène ?
Munich, juillet 1944. L'une des femmes les plus recherchées du IIIe Reich se tient face à la maison bombardée de Deborah et de son frère, qu'elle croit enfouis sous les décombres. Si elle était arrivée la veille, Marlene aurait pu les sauver.
Mais qui est au juste cette femme ? La veuve d'un notable connu pour ses sympathies nazies ? Une actrice en devenir ? Une résistante ?
Marlene va devoir prendre l'une des décisions les plus difficiles de sa vie : épargner la vie de millions de personnes ou sacrifier l'homme qu'elle aime.
Dans le sillage d' Au nom de ma mère, ce roman s'attache au destin d'une femme courageuse, confrontée aux soubresauts de l'Histoire. 

Les déracinés de Catherine Bardon
Almah et Wilhelm se rencontrent dans la Vienne brillante des années 1930. 
Après l'Anschluss, le climat de plus en plus hostile aux juifs les pousse à quitter leur ville natale avant qu'il ne soit trop tard. Perdus sur les routes de l'exil, ils tirent leur force de l'amour qu'ils se portent : puissant, invincible, ou presque. 
Ils n'ont d'autre choix que de partir en République dominicaine, où le dictateur promet 100 000 visas aux juifs d'Europe. Là, tout est à construire et les colons retroussent leurs manches. Pour bâtir, en plein cœur de la jungle hostile, plus qu'une colonie : une famille, un avenir. 
Quelque chose qui ressemble à la vie, peut-être au bonheur… 

La dame du Ritz de Mélanie Benjamin
Rien ne peut arriver au Ritz : dans ce temple du luxe qui autorise les caprices les plus farfelus, le prestige protège de tout. Même du pire, pense-t-on avant que l'armée allemande n'occupe Paris en juin 1940. Les hauts dignitaires nazis, dont Hermann Göring, investissent l'hôtel ; les portiers élégants sont remplacés par des soldats aux portes d'entrée. L'insouciance cède à la peur.
Pour Blanche Azuello, l'épouse du directeur du Ritz, cette réalité est insupportable. La Dame du Ritz, une américaine rebelle et intrépide, n'est pas femme à se résigner. Mais comment faire ? Dans le palace où le bruit des bottes étouffe désormais les rires, Blanche comprend que sa seule issue est le mensonge. D'autant qu'elle cache un secret qui pourrait mettre sa vie et celle de son époux en danger, mais aussi ternir la légende du Ritz.

Sur les ailes de la chance de Georgia Hunter
Au printemps 1939, la famille Kurc fait de son mieux pour mener une vie normale dans sa ville de Pologne. Halina savoure son histoire d'amour naissante, Jakob prépare son avenir avec Bella, et Mila s'habitue à son nouveau statut de mère, sous le regard bienveillant de Nechuma, la matriarche.
Mais l'horreur qui envahit l'Europe ne va pas tarder à les rattraper. Séparés par six années de conflit et cinq continents, des jazz clubs de Paris aux plages de Rio de Janeiro en passant par le goulag sibérien et le ghetto de Varsovie, les Kurc vont traverser la guerre, poussés par la même rage de survivre et l'espoir immense qu'un jour, ils seront à nouveau réunis.
Inspiré par l'incroyable histoire familiale de l'autrice, Sur les ailes de la chance est un hommage au triomphe de l'espoir et de l'amour sur la haine.

La gouteuse d'Hitler de Rosella Postorino
1943. Reclus dans son quartier général en Prusse orientale, terrorisé à l'idée que l'on attente à sa vie, Hitler a fait recruter des goûteuses. Parmi elles, Rosa. 
Quand les S.S. lui ordonnent de porter une cuillerée à sa bouche, Rosa s'exécute, la peur au ventre : chaque bouchée est peut-être la dernière. Mais elle doit affronter une autre guerre entre les murs de ce réfectoire : considérée comme « l'étrangère », Rosa, qui vient de Berlin, est en butte à l'hostilité de ses compagnes, dont Elfriede, personnalité aussi charismatique qu'autoritaire. 
Pourtant, la réalité est la même pour toutes : consentir à leur rôle, c'est à la fois vouloir survivre et accepter l'idée de mourir.
Un roman saisissant est inspiré de l'histoire vraie de Margot Wölk. 

Le chant du Rossignol de Kristin Hannah
France, 1939. Dans un village de la Loire, Vianne Mauriac fait ses adieux à son mari qui part au front et se retrouve seule avec sa fille. Très vite, elle est forcée d'accueillir un officier allemand sous son toit. Et fait le choix de protéger sa fille avant la liberté de son pays.
Sa sœur Isabelle, 18 ans, s'installe à Paris le jour de l'entrée des Allemands dans la ville. Impétueuse et pleine d'idéaux, elle s'engage dans la Résistance sous le nom de code " Le Rossignol ".
Deux sœurs, deux destins. Chacune jouant sa propre survie dans la France occupée par les Nazis.

Je suis certaine d'en avoir oublié quelque uns et si  tu savais comme cela me chagrine. 
Pour finir cet article fleuve, je colle ici la liste, ma liste, des ouvrages que je souhaite lire sur le sujet. Liste qui ne cesse de s'allonger.

- Bonne nuit Monsieur Tom de Michelle MAGORIAN
- Une île, rue des oiseaux d'Uri Orlev
- Les bienveillantes de Jonathan Littell
- Bubelé, l'enfant à l'ombre d'Adolphe Nysenholc
- Le dernier des Justes d'André Scwarz Bart
- Vivre avec une étoile de Jiri Weil
- Le réseau Corneille de Ken Follet
- Kinderzimmer de Valentine Goby
- Pardonne lui de Joseph Picoult
- Inconnu à cette adresse de Kathrine Kressnan Taylor
- Qui se souvient de Paula? de Romain Slocombe
- Le bébé tombé du train ou quand l'amour d'une mère est plus fort que tout de Jo Hoestlart
- Le code Rebecca de Ken Follet
- La trilogie berlinoise de Philippe Kerr
- Suite française d'Irène Nemirovsky
- La voleuse de livres de Markus Zusak
- Ce qu'ils n'ont pas su nous dire de Ruta Sepetys
- Lever de rideau au Terezin de Christophe Lambert
- La plume fantome d'Isabel Wolff
- Et tu n'es pas revenu de Marceline Loridan Ivens
- Une éducation polonaise de Louis Begley
- Le requiem de Terezin de Josef Bor


Si tu es arrivé jusqu'ici, tu as ma reconnaissance éternelle (reconnaissance de blogueuse, on sait ce que ça vaut, t'emballes pas non plus). Je crois que c'est le sujet qui ne me lasse jamais, certainement parce que j'y ai été "mêlé" de près, de loin et depuis mon premier séjour en Pologne, je t'avoue que ce besoin de savoir encore et encore est de plus en plus prononcé. 

 Je suis heureuse d'avoir enfin eu le courage de me lancer dans cet article, et qu'il soit enfin là posé à son tour dans mon chez moi virtuel. Je chérie chacune de ses lectures, tu n'imagines pas à quel point...

Commentaires

  1. J'attendais cet article avec impatience puisque comme toi je suis passionnée par ce pan de l'Histoire. Je pense que pour moi ça a commencé vers 10/12 ans quand j'ai "visité" Oradour sur Glane, puis 2/3 ans plus tard avec l'incontournable Bicyclette Bleue. Ensuite je ne me suis plus jamais arrêtée et même si je lis un peu de tout j'en reviens toujours à mon sujet de prédilection...
    Merci pour ce billet dans lequel je vais piocher quelques futures lectures.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pareil, qu'est ce que j'avais aimé la première trilogie de Régine Desforges alors imagine la déception sur la suite avec route de la soie...

      Supprimer
  2. J'ai oublié de te suggérer ces lectures :
    La vie secrète d'Elena Faber de Jillian Cantor
    Un goût de cannelle et d’espoir de Sarah McKoy
    Le violoniste de Mechtild Borrmann

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le Sarah McKoy je fais un blocage sur le titre à chaque fois que je le vois en librairie, me fait penser aux tomates vertes et comme 'j'avais pas aimé...

      Supprimer
  3. Jenny_queue_ni_tête12 février 2021 à 00:37

    J'ai lu pas mal de ces bouquins entre la première et la terminale car notre prof était aussi fasciné qu'horrifié par cette période et il nous en a un peu transmis le "virus" (si je puis dire par les temps qui courent...), j'ai ensuite arrêté puis m'y suis remise quelques années plus tard, toujours ébahie que de telles choses aient pu se passer, curieuse de savoir comment fonctionne le psychisme de l'homme dans ces périodes, d'un côté comme de l'autre...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est exactement ça, je sais que ça a existé mais mon cerveau a besoin de lire sur le sujet pour s'ancrer dans cette monstrueuse réalité. Comment tout ça a-t-il pu arriver? Et mes multiples séjours en Pologne n'ont pas arrangé ce "virus" de lecture.

      Supprimer
  4. Je me suis dis "bon, je préfère les livres policiers anglais où scandinaves mais allons voir". Et puis j'ai regardé la liste, pas forcement les commentaires, et à "j'ai 15 ans et je ne veux pas mourir" mes larmes sont montées. Ce livre m'avait bouleversé et rien que lire le titre me bouleverse encore...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui l'histoire de cette adolescente m'a beaucoup marqué mais je crois que chacune de ses lectures restent inoubliables

      Supprimer
  5. Période toujours très forte pour toutes les générations et beaucoup d'ouvrages sur le sujet. Certains livres de ta liste sont déjà lus, d'autres en projet. Une amie m'a conseillé un livre tiré d'une histoire vraie Le tatoueur d'Auschwitz d'Heather Morris. L'histoire d'une rencontre entre un déporté chargé de tatouer les prisonniers et une prisonnière. Il est dans ma PAL

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il est dans ma bibliothèque Audible, faut que je me lance mais il faut vraiment la bonne période et depuis la pandémie, ce n'est pas une période pour lire ce genre e choses, bien souvent j'ai besoin de m'évader physiquement de ce genre de lectures...

      Supprimer
  6. Bonjour Karene,
    Bravo pour l'article, le sujet est intéressant mais ne me passionne pas comme toi. J'ai lu quelques livres de ta liste mais plus par hasard que par intérêt sur l'époque.
    Et pourtant j'aime l'histoire, mais lire des choses horribles en sachant que ce fut réel heurte ma sensibilité, cela me demande un réel effort et comme je lis quasiment uniquement avant de dormir je cogite trop ensuite pour passer une bonne nuit (p'tite nature va !!!). Le dernier livre lu sur le sujet est La goûteuse d'Hiltler, Gérard Collard en avait très bien parlé et j'ai eu envie de le lire et j'ai vraiment aimé ce livre, mais il était quand même soft sur les horreurs de la 2nde GM.
    As tu regardé la série "Enquêtes codées" sur Netflix : histoire de 4 anglaises qui se sont connues quand elles décryptaient les codes allemands pdt la 2nde GM. La série touche à ton sujet de prédilection et j'ai eu plaisir à la regarder.
    Sinon pour augmenter un peu ta PAL, tu pourrais ajouter "Toute la lumière que nous ne pouvons voir" d'Anthony Doerr : se passe à St Malo, rencontre entre une jeune aveugle et un jeune allemand ennemis malgré eux. Mon résumé ne rend pas honneur au livre qui en plus est très bien écrit.
    Bon we
    Biz

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai regardé la première saison d'Enquetes codées mais la seconde situé à San Francisco m'a perdu dès le premier épisode, il faudrait que je retente à l'occasion.
      Merci de partager vos titres ici, comme ça tout est centralisé et ça c'est bien cool :-)

      Supprimer
  7. 3 foys que je recommence ce comm... bref je disais donc que faire des bibliographies ou des filmographies thématiques, fait partie des choses que je préfère faire, alors bravo pour le boulot que tu as fait !! Alors tu te demandais comment classer, le choix est vaste : par auteur par titre, par pays, par période, par lieu d'action, par point de vue, par difficulté de lecture, par âges auxquels tu as lu etc etc...
    J'aporte ma petite contribution à ta PAL : Nuit d'Edgar Hilsenrath. Un chef d'oeuvre aussi effrayant que fascinant, aussi drole que triste à en pleurer. C'est la vie (ou la survie) danw un ghetto ukrainien, un de mes livres préférés.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis contente de l'avoir fait, au moins tout est au même endroit maintenant!
      Je note ta recommandation et du coup, tout le monde va pouvoir en profiter alors merci :-)

      Supprimer
  8. Merci pour cette belle liste d'une période qui me passionne aussi.. je vais partir à la chasse à ceux que je n'ai pas lus. J'ai à la maison qqes livres documentaires édités dans les années 70 récupérés après le décès du grand-père de mon ex qui devait lui aussi etre passionné par cette période.... plutôt documentaires expliquant bien toute cette époque.
    -la résistance en bretagne (2 tomes)
    - la France libérée
    - les grandes egnimes de l'occupation (3 tomes)
    - les grandes batailles de la 2ime guerre mondiale
    - les médecins de la mort (faut s'accrocher)

    Je te conseille aussi "fortitude" qui retrace avec force l'opération d'intoxication montée par les Alliés pour détourner les armées allemandes du véritable lieu du débarquement en Normandie, en 1944.

    J'ai également lu plusieurs romans dernièrement sur les LEBENSDORF en France et en Allemagne... mais voilà je n'ai pas la mémoire des titres....

    Je te conseille si tu ne connais pas de passer quelques jours en Normandie pour replonger à travers tous les musés et les lieux de mémoire dans cette époque ...

    Nous l'avions fait avec Bastien lorsqu'il avait 14 ans et j'y suis retournée avec plaisir et forte émotion l'automne dernier. Nous ne devons pas oublier....
    Bon week-end à toi...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Sur le sujet des Lebensdorf, il y a eu récemment La race des orphelins d'Oscar Lalo,

      Supprimer
    2. Ah mais vous êtes dingues, en combien de vie je vais bien pouvoir tout lire XD

      Supprimer
  9. Coucou, je suis très contente d'avoir lu cet article ! Je note dans ma liste certains livres qui m'ont tapé dans l'oeil ! Le dernier livre en date que j'ai lu à ce sujet est de l'Orne au Finistère, ma drole de guerre 37-46. C'est un témoignage d'un engagé volontaire de 17 ans, on suit tout ce qu'il vit jusqu'à son intégration aux FFI, ça se passe pas loin de chez moi. J'ai eu la chance de trouver ce livre à une vente de la bibliothèque ! Dans ma PAL, j'ai Des crois sur la mer de François Coatmeur, ça se passe en août 44, en Bretagne toujours ! Ce sera l'une de mes prochaines lectures. On est assez chauvins dans le coin, donc beaucoup d'ouvrages bretons se retrouvent dans les ventes de livres !
    Merci pour cet article, je pourrais lire de beaux ouvrages. Cette période est vraiment fascinante. Je lis et regarde tout ce que je peux à ce sujet.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pareil je n'arrive pas à ne pas ceder à un roman sur ce sujet...

      Supprimer
  10. Pas mal d idees de lectures a venir... De quoi lancer mon libraire préféré sur les traces de quelques uns en occasion 😉.. Jai lu il y a quelques annees les bienveillantes de littell... A lire absolument il me semble mais cest tres dur de se retrouver dans les bottes d'un soldat nazi. Voir tout ca par ses yeux est hyper destabilisant. L écriture a la première personne accentue beaucoup et cest sans doute fait exprès. Jai mis plusieursois a le lire, et jai entrecoupé cette lecture de romans plus legers pour equilibrer... J eme souviens avoir eu vraiment parfois la nausée... Magalie

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui ca fait une liste, c'est un peu indigeste comme ça mais c'est la meilleure facon de tout regrouper en un seul endroit.
      Et d'avoir les suggestions de vos lectures dans les commentaires également.
      J'ai beaucoup de mal à lire des récits ou même des romans quand le récit est du coté Nazi, c'est très déstabilisant pour moi

      Supprimer
    2. Ben avec les bienveillantes niveau destabilisation tu seras pas mal... Mais vraiment pour moi faut le lire en meme temps qu'un autre moins dur... On ne sort pas indemne de ce genre d electure. Javais lu ya quelques années un livre temoignage les francaises de ravensbruck. Cetait glaçant, pas moins. Et aussi le livre de michel cymes sur les médecins s nazis "hippocrate aux enfers" . Cetait effroyable mais ecrit avec ce souci de vulgarisation si caracteristique de ce médecin... Ca remet les choses en perspective et ca questionne pas mal

      Supprimer
  11. Hello ! Sacrée récap ! C'est aussi la période que je préfère et j'en ai lu aussi beaucoup, d'ailleurs en ce moment, sur mon blog, je vais en publier quelques uns (dont le chant du rossignol dont tu m'avais parlé ;) et j'en ai publié un dimanche que tu pourrais aimer, je pense :) Je garde ta liste pour le jour où je serai en manque :) Bisous

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui un peu indigeste, j'avoue mais pratique d'avoir tout au même endroit.
      Je sais que tu aimes aussi beaucoup cette période, je file sur ton blog du coup!

      Supprimer
  12. De beaux titres dans cet article! J'ai des souvenirs forts pour un sac de billes, Le journal d'Anne Franck, La bicyclette bleue etc
    Le titre traitant de cette période qui m'attend dans ma PAL: La débâcle de Romain Slocombe (et là, je repense à ta réflexe sur les "goûts" de cet auteur et je me marre...)

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Capitaine Janvier

Oui, j'ai décidé de recommencer à nommer les titres des chroniques par des noms de films. Une lubie comme une autre et puis, ça t'obligeras à être curieuse. Il n'y aura pas que des chefs d'œuvres du 7ème art, te voilà prévenu.  Cap Blanc Nez, Javier 2021.  Je ne m'engage à rien par ici, pas de publication prédéfinie. Je me connais trop bien et si je me mets une pression, c'est un truc à me dégoutter. J'aimerais venir au moins une fois par semaine, pour laisser trace de mes petits bonheurs de la semaine car on ne va pas se mentir, en ce moment, on aurait envie de se réjouir d'une quenouille.  Je fondais de grands espoirs sur Janvier. Après la bonne grosse année de merde 2020, je pensais que 2021 nous ferait tout oublier. J'ai beau avoir presque 45 ans (même à écrire, ça fait mal), je reste d'une naïveté sans nom. Les dix premiers jours s'étaient pas trop mal passés et puis dimanche 10 janvier, la machine (NDLR moi) s'emballe et me voilà do

Les petits bonheurs de la semaine.

 Autant te le dire de suite, la journée a mal commencé. Tu sais le réveil à 9h mais où déjà tu soupires de ce dimanche qui va trainer en longueur? Non, tu vois pas? C'est que tu as des enfants en bas âge, tu comprendras plus tard!  A 11H30, je n'étais toujours pas sortie de sous la couette et si cette perfide vessie ne m'avait pas chagrinée, je crois bien que j'y serais encore. Besoin de rien (et désolée Charden) mais envie de rien non plus. C'est pile à ce moment que l'idée de renouer avec cette rubrique est apparue, les petits bonheurs de la semaine pour tenter de voir le positif dans tout ce bordel (je te rappelle que je vis dans le Nord et donc dans la bruine depuis le début de l'année, ça n'aide en rien).  J'avoue qu'il a fallut réfléchir. Longuement.  - Premier petit bonheur, la stabilisation de mon papa. Enfin. Si tu ne me suis pas sur Instagram, le COVID de mon père n'a pas bien évolué et il a dû être hospitalisé. Lui remonter le taux

Mince, alors!

C'est bizarre quand on n'a jamais eu de problème de poids, on a du mal à aborder le sujet.  Qu'y a-t-il de mal à vouloir se sentir mieux dans son corps même si on ne taille pas un 54? Rapide état de lieu de la tenancière (toujours moi), j'ai 45 ans et je mesure 1,70.  J'ai longtemps (j'allais écrire toujours "LOL") porté du 38 et pesé dans les 60 kilos.  Et puis, j'ai arrêté de fumer.  Et puis, je me suis séparée.  Et puis, je n'étais plus bien dans ma vie professionnelle.  Tu as la combinaison "gagnante" de comment prendre 10 kilos en deux ans. Merveilleux!  Et puis, en septembre dernier, j'étais en vacances avec ma mère et mon beau-père et comme il ne vide jamais la carte mémoire de son appareil photo, j'ai revu des photos de moi prises il y a 3 ans. Le choc.  J'étais 'sur le cul (moelleux donc confortable)  mais j'ai continué la politique de l'autruche en me goinfrant comme jamais.  Une fois à la maison, cou